CARNET DE BORD 4L TROPHY 2020 #2
- fanak
- 19 janv. 2021
- 4 min de lecture
JOUR 2 : 19.02.2020 – VERIFICATIONS TECHNIQUES - BIARRITZ

Réveil à 9h00. On se lève doucement, le petit déjeuner est servi jusqu’à 10 heures en sachant qu’on passe nos vérifications techniques dans l’après-midi, on est tranquille. On flâne sur le lit, on discute, on partage notre sentiment sur ce qui nous attend et puis, finalement, on décide de prendre un hôtel pour ce soir, histoire de se préserver encore un peu avant la folle aventure qui nous attend. Mauvaise nouvelle de la journée : la caméra Gopro n’a pas chargé cette nuit et ne veux plus du tout s’allumer. On l’ajoute à notre programme de la journée.
Au petit déjeuner, on se sert, on prend des forces et on écoute ce qu’il se passe autour de nous, beaucoup d’équipages sont présents et on ressent déjà la bienveillance de cet événement qui règne ici. On est vraiment dans un bon mood, à la fois sereins et excités, un étrange remue-ménage. Aux alentours de 10 heures et demie, il est temps pour nous de laisser la chambre et de régler notre note. On discute avec les salariés de l’hôtel, étonnés par notre honnêteté, il semblerait qu’ils n’ont pas l’habitude ici de voir des clients régler leur facture, on trouve cela étrange mais on sourit, on leur raconte ce qui nous attend et puis à force de discuter ils nous offrent le surplus de petit déjeuner, on repart alors avec une baguette et des viennoiseries. Comme quoi, l’honnêteté paye toujours. On les remercie avant de démarrer la Renault 4L après une vérification et un bon chauffage du moteur pour partir en direction du grand supermarché d’Anglet.

Sur le parking, on se gare à côté d’une autre 4L, sinon, ce ne serait pas drôle. Une story sur Instagram, un remplissage de réservoir et c’est parti. On prévoit des packs d’eau pour la traversée de l’Espagne et acheter un nouveau câble jack, le nôtre ayant subi une fermeture de portière, il fait une drôle de tête et autant vous dire qu’avec le nombre de kilomètres qui nous attend, on va avoir besoin de musique ! On fait le tour, achètes quelques petites bricoles et puis on se rend à la Fnac en espérant que la garantie de la caméra neuve va nous sauver. Direction le service après-vente, présentation du problème, la conseillère propose de la tester et de nous laisser faire un tour dans le magasin pendant une demi-heure. Je ne vous raconte pas comment c’est long ! On tourne en rond. Demain midi c’est le départ, la gopro neuve semble hors service et pas de caméra de secours, ça mettrait en péril tout le projet vidéo … Finalement il s’agit simplement du câble de charge qui semble ne pas vouloir fonctionner. La conseillère est top, elle nous donne un câble fonctionnel, ne nous demande rien et nous souhaite une belle aventure. Nous voilà un peu plus sereins. Entre temps, on a pu échanger quelques messages via Facebook avec un autre équipage rencontré au pré-départ de Lyon la veille, ils proposent un déjeuner, parfait, on n’a pas encore mangé !
On arrive sur le grand parking où on rejoint les équipages qui deviendront nos compères de voyage, nous les appellerons les pompiers et les verts, ce sera notre nom de code pour les identifier facilement. On apprend à se connaître, on partage une bière et un déjeuner. Nos horaires de passage aux vérifications techniques sont proches, on a plus qu’à vider les voitures, vérifier d’avoir tout le matériel obligatoire à portée de main et c’est parti pour se rendre dans le hall adéquat.


Une file d’attente. Composée seulement de vieilles 4l restaurées qui n’a qu’une hâte : partir ! Dans l’attente de notre heure de passage, Anaïs s’amuse avec le matériel de vidéo. C’est tout de même super bien organisé même si ça paraît long ! Dans l’attente, on prend des nouvelles de l’équipage rencontré la veille, ils ne sont toujours pas là, des problèmes pour sortir de la boue apparemment. Ils arrivent enfin, pile à l’heure, ou presque. Ils n'ont rien mangé de la journée alors on leur donne le petit déjeuner qu’on a récupéré le matin même à l’hôtel, souvenez-vous, l’honnêteté ! Ils prennent des forces, on leur souhaite bon courage et on retourne à notre passage d’atelier en atelier jusqu’à ce que le soleil tombe.
Une frayeur nous saisi lors de cette journée de passage aux vérifications techniques, le mécanicien qui passe sous la voiture pour réapparaître une demi seconde après pour annoncer que nous ne passerons pas, nous sommes non conformes. La peur. Charles, qui a préparé la voiture, ne perd pas ses moyens et d’un œil avisé règle le problème. Ce n’était rien, mais juste de quoi faire un arrêt cardiaque. Après ce glaçage de sang, on discute et finit cette journée sur une note positive, nous avons le sésame et le droit de partir ! On peut alors s’installer à l’hôtel qui se trouve juste en bas du parking du départ, parfait comme position !

On croise d’ailleurs la 4L de l’espace avec qui nous avions commencé la route hier, mais qui a dû changer d’itinéraire à cause d’une surchauffe, ils ont l’air d’avoir une galère sur la boîte de vitesse et ont prévu de dormir sur le parking. C’est parti, il fait déjà nuit, lampe frontale et bricolage en vue pour quelques heures avec de bonnes bières pour aider. Il fait froid mais on s’habitue à ce qui nous attend, la mécanique. Après plusieurs heures de boulot, on décide d’aller manger à l’hôtel, une soirée spéciale 4L trophy avec pizza, bières et films des années précédentes au programme, on finira finalement sur cette note en racontant nos vies. Cette nuit sera la dernière en France, le sommeil doit être réparateur.
Fanak
Anaïs & Charles
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